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Vernis

From lutherie-guitare.org

Avant Propos / Chapitre 8 : Finitions / Vernis

Généralités[edit | edit source]

Le choix d’un vernis ou d’une manière générale d’une finition est un des aspects les plus litigieux de la fabrication.

En cause :

  • La multitude des possibilités
  • Les raisons historiques
  • Le respect en termes de restauration
  • Les compétences individuelles
  • l'équipement dont on dispose
  • etc.

Pour résumer, le choix est difficile du fait des nombreuses références, de la nature très différente des produits, des avantages et inconvénients de chacun.

C'est donc un sujet épineux ou il est très délicat de se retrouver. Les préférences personnelles par habitude d'emploi et le matériel disponible sont souvent les facteurs les plus déterminants dans le choix d'un type de vernis.

Dans les commentaires du Cahier d'atelier de Robert BOUCHET, Daniel Friederich explique clairement qu'il s'agit d'un métier à part entière, Les ateliers de lutherie importants (VIGIER, LAG France) emploient des vernisseurs professionnels dévolus à cette seule tâche.

Les vernis sont de différentes natures mais ont également plusieurs modes d'application (pinceau, pistolet, tampon).

Le type d'application ne renseigne pas sur la nature du vernis. On ne peut donc pas vraiment parler d'avantages ou d'inconvénients entre un vernis « au pistolet» et un vernis « au tampon» par exemple, certains pouvant être appliqués des deux façons.

On trouve quantité d’informations sur la nature des vernis mais souvent contradictoires sur les avantages et inconvénients de chacun. Les notions historiques sont souvent mises en avant tant pour les guitares acoustiques que électriques, mais il est impossible de savoir quel aurait pu être le choix de Antonio de Torres ou CF Martin (par exemple) si ils avaient eu à leur disposition des vernis PU, Polyester, cellulosique ….

Il est donc important de revenir sur certains avantages et inconvénients non soumis à controverse (réparations faciles ou pas, prix, flexibilité etc)

Méthodes d'application[edit | edit source]

On trouve principalement trois modes d'applications=

Au pinceau[edit | edit source]

Méthode historique de la lutherie du quatuor, tout les types de vernis peuvent être appliqués.

le choix de la taille et de la nature des poils en font un outil moyennement à très performant.

Il faudra bien choisir le pinceau suivant la nature du vernis.

On trouve aussi des rouleaux bien pratiques dans certains cas.

Cette méthode est parfois la moins longue (nettoyage plus rapide que pour un pistolet) mais demande un travail plus long lors de l'égrenage qui se transforme donc en ponçage. Les problèmes dus au ponçage sont contraignants voire catastrophiques lors de l'utilisation d'un vernis PU : Il est difficile de mettre une couche uniforme et constante.

Au tampon[edit | edit source]

Méthode historique de l’ébénisterie. Faible coût en matériaux et matériel, application facile à très facile une fois acquis le tour de main. Elle concerne surtout les vernis à base de gomme laque et alcool.

D'autres types de vernis peuvent être appliqués avec ce dernier mais dans ce cas la forte dilution en fait des vernis à extrait sec très faible qui occasionne souvent plutôt un surcroît de travail.

Plus d'informations : vernis au tampon

Au pistolet[edit | edit source]

Après le pinceau, il s'agit de l'outil permettant l'application du plus grand nombres de types de vernis.

Il est souvent préférable de prendre des vernis à extrait sec élevé.

Par exemple, si il est prévu pour être appliqué au tampon, un vernis gomme laque est un mauvais choix pour une application au pistolet.

De même, un vernis cellulosique avec extrait sec très faible (vernis florentin par exemple) l'est aussi.

Ce type d'application est le plus coûteux en terme de matériel, il nécessite :

  • Un pistolet
  • Un compresseur équipé de régulateur de pression
  • Une cabine ou un endroit très propre et hors poussières et constant en température
  • Des tuyaux de raccordement
  • Des gants
  • Une blouses
  • Un masque à cartouches
  • Etc ….


L'investissement se chiffre en milliers ou dizaine de milliers d'euros, et ira croissant selon le degré de qualité que l'on souhaite obtenir.

le travail au pistolet est un metier à part entière qui demande une trés bonne formation et beaucoup d'entrainement.

L'application est aussi l'une des plus contraignantes, si l'on souhaite obtenir un beau vernis.

Bien qu'il soit plus difficile de rater un vernis au pistolet (surtout un cellulosique) qu'un vernis appliqué au tampon, un beau vernis doit entre autre être d'épaisseur constante.

Seuls une très bonne connaissance des produits appliqués (et ils sont nombreux), un bon tour de main, et un réglage pointu du pistolet évitent les défauts les plus courants ("faïençage", peau d'orange, voile etc.)

Beaucoup de personnes ne se sentant pas ou n'étant pas équipées préfèrent donc sous-traiter cette opération.

D'autres privilégient des finitions gomme laque et évitent ainsi l'investissement et l'apprentissage de l'utilisation d'un pistolet.

type de vernis[edit | edit source]

vernis à l'alcool[edit | edit source]

vernis à l'huile[edit | edit source]

vernis cellulosique[edit | edit source]

Vernis à base de cellulose (surtout d'acétate de cellulose) dont la production industrielle a commencé à partir de 1920.

Les vernis et produits cellulosiques ont été fabriqués en masse initialement à cause des stocks importants de cellulose créés suite à la première guerre mondiale (stock de cellulose pour explosif (nitrocellulose) ou vernis d'avion (acétate de cellulose)).

Ce type de vernis n’est donc pas aussi ancien que certaines légendes le laissent entendre.

Les vernis cellulosiques ont connu en peu de temps énormément de modifications en termes de formulation, surtout au niveau des plastifiants.

Il demeure aujourd’hui pratiquement impossible de retrouver les mêmes caractéristiques qu’un vernis des années 1940.

Ce type de finition sèche par évaporation des solvants, ils sont assez liquide ce qui n’est pas une gêne car chaque couche fait fondre une partie des précédentes.

De la même manière, les retouches seront assez faciles du fait de cette fonte, tant que l’on retrouve un vernis approchant.

L’application se fera de préférence au pistolet en plusieurs couches fine (de 7 à 10 suivant le produit), mais ce vernis peut-être appliqué aussi au pinceau et au tampon. On prendra soin de boucher les pores avec un bouche-pores dédié, translucide ou coloré.

Il n’y a pas utilité à égrener la surface pour permettre l’accroche de la couche suivante.

Les vernis cellulosique sèchent rapidement, les couches peuvent être espacées de 20 minutes à 1 heure 30 suivant la quantité déposée (qui doit être faible par couche) et la composition du produit.

Se référer dans tous les cas aux données fournisseur, seules aptes à informer efficacement sur la manière de procéder.

On peut donc, dans certains cas et avec du matériel adapté, vernir entièrement une guitare en une à deux journées, ce qui est court par rapport à un PU par exemple.

Le problème le plus récurent du vernis cellulosique est sa tendance au faïençage qui est souvent due à une couche trop épaisse (le vernis sèche en surface, les solvants « bloqués » en dessous craquellent la surface en s’évaporant).

D’une manière générale, les vernis de ce type auront donc des résistances assez moyennes notamment aux attaques de produits à base de solvant mais également à l’usure, aux frottements, aux chocs …

Les résistances seront par contre plus élevées qu’un vernis alcool et gomme laque. La flexibilité de ce type de vernis sera de bonne à moyenne suivant sa formulation, mais pour pallier aux faibles résistances, on rencontre parfois des épaisseurs importantes de vernis ce qui nui à la flexibilité.

Le rendu final sera par contre beau à très beau et moins « plastique" qu’un PU ou polyester par exemple.

Si on est amené à louer une cabine de peinture pour l’opération de vernissage (souvent louée à la journée) il y aura bénéfice à utiliser ce produit plutôt qu'un autre du fait de sa rapidité d'application.

Ce vernis possède aussi moins d’inconvénients à la pose qu’un vernis PU et en fait un choix très correct pour une approche du vernissage, l’application étant facile et donnant de beaux résultats.

Certaines marques l’utilisent depuis très longtemps, que ce soit en acoustique ou électrique (GIBSON par exemple), dans ce type de cas, il est bien entendu que le choix ne prend pas en compte la facilité ou la difficulté de l'opération.

vernis PU[edit | edit source]

généralités[edit | edit source]

Vernis à base de résines polyuréthanes, le polyuréthane est un polymère organique d’uréthane.

Il s’agit d’un des vernis les plus modernes, lister les avantages et inconvénients tient du domaine de l’impossible de par le nombre de références disponibles ayant chacunes leurs particularités propres.

Certains inconvénients (jaunissement ou la tendance aux craquèlements par exemple) ont étés corrigés depuis longtemps, il faut vraiment choisir un vernis très bas de gamme pour voir ces phénomènes se produire.

Si toutefois le jaunissement devait être un problème futur probable (guitares régulièrement sous projecteur, en plein soleil …) il existe des additifs anti-jaunissements ou des produits dédiés non-jaunissant.

Les vernis polyuréthanes (dit PU) font partie des vernis les plus résistants que ce soit aux attaques chimiques (produits d’entretien), qu'à l’abrasion, aux chocs. Dans ce dernier cas, du fait de leur souplesse, c'est souvent le bois qui est marqué et non le vernis...

bi-composant[edit | edit source]

pré-catalyser[edit | edit source]

vernis hydrodiluable[edit | edit source]

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