Chapitre 6 : le chevalet

Chapitre consacré à la fabrication du chevalet d'une guitare classique : plan et détail de chaque étape de la réalisation

Introduction[modifier | modifier le wikicode]

En général, bien que nous le présentions ici, le chevalet est fabriqué à la toute fin car avant d'être terminé, le bloc brut qui le compose doit être conformé au galbe de la table d'harmonie, et ce afin de ne pas réduire l'épaisseur de ses ailettes (la hauteur définitive du chevalet et la réalisation des ailettes étant faite après la mise en forme de la face inférieure du bloc brut). Cette mise en conformité se fait donc (après ébauche) directement sur la table d'harmonie de l'instruent fini en intercalant entre la table et le dessous du bloc brut une feuille de papier à poncer.

C'est une pièce très importante de la guitare puisqu'elle transmet les vibrations des cordes à la table d'harmonie. Il convient donc de le réaliser avec le plus grand soin. Il est réalisé dans du bois dur (ébène, palissandre, acajou pour les essences les plus utilisées) Il peut être fait à la main (scie à queue d'aronde ou scie japonaise et ciseau à bois) mais une défonceuse vous fera gagner du temps et nécessitera certainement moins d'adresse de votre part.

Sa conception dépend des caractéristiques de votre touche. Cela détermine l'espacement des trous au niveau du cordier pour le passage des cordes. Sa longueur est généralement de 185mm, sa largeur de 28 à 30mm, et sa hauteur (sans le sillet) par rapport à la table d'harmonie est de 8mm.

En général, pour éviter que les cordes ne "sortent" de la touche pendant le jeu, il est préconisé un espacement avec le bord de touche côté aigus de 3 à 3.5mm et de 3.5 à 4mm côté basse. Cette valeur va grandissant en se rapprochant du chevalet pour atteindre à la douzième frette 6mm environ.

Plan[modifier | modifier le wikicode]

Voici un plan avec le chevalet en situation :

Miniature du plan du chevalet, en situation sur la guitare

Télécharger : Plan au format pdf

Télécharger : Plan au format dxf (sources)

Comme esquisé plus haut, la touche elle même, Le positionnement des cordes sur la touche et la largeur du sillet de tête nous permet de déterminer la largeur du cordier (on rencontre le plus souvent une largeur de 82mm pour une guitare classique) mais surtout l'espacement des trous sur ce dernier pour l'attache des cordes. Notez que les sillets de guitare classique ont généralement un sillet de chevalet et un cordier d'une longeur de 81 ou 82mm.

Notez que le sillet de chevalet n'est pas placé à 650mm de distance du sillet de tête mais à 651.5 ou 652mm, et ce bien que les frettes aient été positionnées pour un diapason de 650mm. Ces quelques millimètres supplémentaires constituent en fait ce que l'on appelle la compensation.

Fabrication du chevalet[modifier | modifier le wikicode]

Il est possible d'acheter des blocs de bois débités sur quartier chez les fournisseurs de bois spécialisés (voir le chapitre consacré aux essences de bois pour la liste des fournisseurs). L'essence la plus utilisée pour la confection des chevalets de guitare classique est le palissandre, mais d'autres bois peuvent être utilisés (comme le noyer par exemple).

Le bloc doit avoir des arrêtes nettes et sans accrocs. Si toutefois il y avait des défauts, choisir pour la face de desous celle qui n'en a pas et conserver l'autre pour la face supérieure (une bonne part de la face supérieure sera rabotée et/ou disparaitra dans les ailes du chevalet qui seront réduites à 4mm dépaisseur et arrondies..). En un mot : vérifiez que les défauts ne demeureront pas sur le chevalet fini !

Mise aux dimensions du bloc brut[modifier | modifier le wikicode]

La première chose à faire consiste à amener le bloc aux bonnes dimensions : 185mm * 28 (ou 30mm selon votre choix) * 12mm. On conserve un bloc volontairement plus épais du fait que sa face intérieure devra être mise en conformité avec le galbe de la table d'harmonie.

Pour raboter la pièce une planche à recaler peut être utilisée avantageusement.

Des cales sont positionnées sur la planche à recaler pour immobiliser le chevalet pendant le geste.
Le chant est raboté en couchant le rabot sur sa joue
le plat est raboté

Mise en forme du dessous du chevalet[modifier | modifier le wikicode]

Le dessous du bloc doit être mis en forme de manière à épouser le galbe de la table d'harmonie. Pour ce faire, une cale à poncer peut être réalisée dans du MDF ou un bois assez tendre, en la ponçant directement sur la solera à l'emplacement du chevalet. On obtient ainsi une contre forme qui permettra, garnie de papier de verre, de conformer le chevalet au galbe de la table. Un tasseau fixé sur le dessous permet de maintenir la cale dans l'étau :

Cale a poncer courbe utlisée pour mettre en forme la face inférieure du chevalet : cette cale est réalisée en poncant un bloc directement sur la solera.

La courbe du dessous du chevalet peut être ébauchée avec un racloir, puis elle est terminée sur la cale à poncer.

poncage du dessous du chevalet
Note.png Contrairement à ce que les illustrations laissent supposer, il est plus efficace de poncer le dessous du chevalet en le tenant horizontal par rapport à soi. Penser également à le tourner régulièrement (180°) pour répartir également le ponçage : on appuie souvent un peu plus vers l'avant ou vers l'arrière, à gauche ou à droite selon son geste..
Le dessous du bloc du chevalet mis en forme

L'adéquation entre le chevalet et la table d'harmonie peut être contrôlée directement sur la guitare (si celle si a déjà été fabriquée !) :

Contrôle de la forme du dessous du chevalet directement sur la guitare

Fabrication d'un support pour permettre l'utilisation de la défonceuse ou de l'affleureuse pour le rainurage[modifier | modifier le wikicode]

Un support est réalisé dans du contreplaqué ou du MDF. Il sert de guide à l'affleureuse ou à la défonceuse pour réaliser la rainure du sillet et dégager le cordier. Il est composé d'une plaque de 15mm d'épaisseur couverte d'une seconde plaque de 10mm à laquelle on enlève ce qu'il faut pour que le chevalet brut puisse y être inséré au plus juste :

Vue du support utilisé comme guide pour la défonceuse ou l'affleureuse
Vue du support utilisé comme guide pour la défonceuse ou l'affleureuse
Vue de dessous du support utilisé comme guide pour la défonceuse ou l'affleureuse

Réduction de l'épaisseur du chevalet[modifier | modifier le wikicode]

Le chevalet peut maintenant être réduit à une épaisseur de 10mm (au plus épais, c'est à dire aux extrémités des ailes).

réduction de l'épaisseur du chevalet à 10mm au plus épais

Le bloc, une fois positionné dans le support, doit donc maintenant affleurer avec sa surface sur toute sa longueur.

Tracés[modifier | modifier le wikicode]

Du ruban adhésif de masquage peut être utlisé pour rendre les traits de crayon plus visibles.

Pour le chevalet présenté ici, le sillet est positionné à 5mm du bord, la rainure fera 2.5mm de largeur? Le cordier fait 10mm de largeur. Le tout sur une longueur de 82mm centrée sur un chevalet de 185mm de longueur.

Tracés effectués sur le bloc brut.

Sur le chant, les 6 trous des cordes sont précisément positionnés. Dans le cas présent, ils sont espacés de 12mm ce qui laisse 11mm de marge de chaque côté du cordier (11 + 5*12 + 11 = 82). Ils sont placés entre 2.5 et 3.5mm (ici à 2.5mm) du dessous du chevalet : pour un rendu esthétique meilleur, faites les suivre la courbe plutôt que de tracer un trait droit prenant comme référence les extrémités du chevalet.

Si vous choisissez de faire un chevalet à 12 trous (de plus en plus courants) positionnez également les trous secondaires : en général ils sont placés un peu au dessus (1.5mm, pour ne pas affaiblir le bois en percant dans la même fibre) et à une distance de 4mm des trous principaux. Pour un meilleur rendu cordes montées, il sont souvent placés en mirroir : à gauche des 3 premiers trous, et à droite des trois autres.

percement des trous du cordier[modifier | modifier le wikicode]

Les trous sont percés avec un foret de 1.5mm. Si le cordier fait 10mm de large, prévoir de percer à une profondeur de 11 ou 12mm pour être sur de ressortir de l'autre côté sans aller trop loin non plus. Vous pouvez soit régler la butée de votre perceuse à colonne (auquel cas attention à ne pas marquer le bois du chevalet avec le mandrin de la perceuse) soit matérialiser la profondeur à ne pas dépasser directement sur le foret avec du ruban adhésif (une petite goute de cyanoacrylate peut être utile pour fixer le ruban adhésif au foret efficacement).

Le foret utilisé pour percer les trous du cordier

Pour plus de précision, les emplacements de trous sont marqués avec une pointe sèche et quelques légers coups de marteau :

pointage des emplacements des trous

En général, les trous principaux devront être percés selon un angle permettant qu'ils ressortent plus haut de l'autre côté du cordier. Admettons qu'ils soient placés à 3.5mm de la face inférieur du chevalet : il faut qu'ils ressortent de l'autre côté du cordier à 4mm qui correspond à l'épaisseur des ailes.

S'ils sont à seulement 2.5mm de la face inférieure, il faudrait qu'ils ressortent à 3mm au moins, même si cela nécessitera de creuser un peu plus profondément devant le cordier (sans toucher aux ailes) pour faire apparaître les trous.

On voit par là qu'il y a plusieurs possibités, par exemple

  • placer les trous à 3.5mm et percer droit, puis creuser devant le cordier ;
  • placer les trous à 2.5 et percer de biais pour arriver à 3.5mm, et creuser également devant le cordier ;
  • Placer les trous à 3.5 et percer de biais, ne pas creuser devant le cordier ;
  • etc.

En fait, des trous arrivant bas permettre un angle plus important entre les cordes et le sillet. Cela permet d'avoir de la marge si le sillet devait être réduit en hauteur dans la vie de la guitare pour abaisser l'action : avec le temps, la table d'harmonie a tendance à s'affaisser devant le chevalet tandis qu'au contraire, elle a tendance à se relever devant. Ceci a pour effet de relever la hauteur des cordes. On peut alors corriger l'action en diminuant la hauteur du sillet de chevalet, mais ceci a pour effet de diminuer l'angle des cordes formé derrière le sillet. Il faut un angle minimum pour délimiter la longueur de corde vibrante (diapason) et avoir un son bien "défini".

Note.png Le montage traditionnel avec un chevalet à 6 trous a justement pour effet de diminuer cet angle du fait de la boucle qui tire sur les cordes vers le haut derrière le sillet. Ceci n'est pas le cas avec un chevalet 12 trous. Cela laisse donc une marge supplémentaire si dans la vie de l'instrument, on souhaite réduire la hauteur du sillet..

Il faut veiller par contre à ce que les trous ne soient pas trop bas afin notamment que les cordes ne touchent pas la rampe du sillet.

Une cale en sifflet dans l'étau permet de positionner le chevalet de telle manière à ce que les trous soient de biais :

Le chevalet est positionné de biais dans l'étau grâce à une cale en sifflet

Avant de percer, il faut contrôler que chant supérieur du bloc du chevalet est bien parallèle au plan de travail par des mesures à chaque extrémité :

Contrôle que le chant supérieur du chevalet est bien parallèle au plan de travail

Les trous principaux (uniquement pour le moment) sont percés :

percement des trous principaux

Les trous secondaires sont percés de la même manière à ceci près que ces derniers, placés plus haut que les premiers, n'ont pas besoin d'être percés avec un angle particulier. On recommence donc l'opération sans la cale en sifflet.

percement des trous secondaires
Voici une idée du résultat

Délimitation du cordier et du sillet en largeur[modifier | modifier le wikicode]

Une scie à onglet (ou une scie circulaire sous table) est utilisée pour délimiter la largeur du cordier et du sillet. Les traits de scie doivent être effectués de manière à laisser 4mm de matière qui correspondent à l'épaisseur des ailes. Il peut être utile de laisser un tout petit peu plus en guise de marge. Si vous disposez d'une scie à onglet spéciale pour la découpe des rainures des frettes, elle peut également être utilisée avantageusement ici. Une fois les deux traits de scie effectués, deux autres sont réalisés à 10mm (environ) des premiers sur les ailes afin de permettre de réaliser deux gorges pour le dégagement de la défonceuse ou de l'affleureuse :

Les quatre traits de scie réalisés

Le bois est ensuite enlevé avec un ciseau de manière à réaliser une gorge de chaque côté.

Une gorge de chaque côté permet d'engager et de dégager la machine

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Réalisation des rainures avec l'affleureuse (ou la défonceuse)[modifier | modifier le wikicode]

La rainure du sillet est effectuée avec une fraise de 2.5mm (ou 2mm si vous avez prévu un sillet de 2mm de large). La fraise permettant de dégager le cordier et de ménager un espace entre ce dernier et la rampe du sillet est une fraise de 3.5mm. Ces fraises n'existent pas pour le travail du bois. Il faut chercher dans les fraises servant à usiner le métal. On peut notamment les trouver sur le site Otelo.fr.

L'affleureuse est montée avec son guide parallèle, positionné à votre droite. La machine sera manipulée en poussant. Voir à ce sujet le sens d'usinage. Procéder en plusieurs passes.

l'affleureuse en position

La rainure qui va matérialiser le cordier devrait faire apparaître les trous. Ces derniers doivent affleurer avec la surface. S'ils arrivent plus bas que 4mm, il faut alors creuser un peu plus devant le cordier, sans toucher à l'épaisseur des ailes. Dans ce cas, des cales permettant de positionner et de bloquer la machine dans sa course permettent de le faire de façon sécurisée. Pour attaquer la passe, la machine est engagée très légèrement de biais, afin qu'elle ne démarre pas avec la fraise en contact avec le bois.

des cales bloquent l'affleureuse pour l'approfondissement de la rainure devant le cordier.

Vous devriez arriver à un résultat ressemblant à celui-ci :

rainures réalisées

Mise en forme des ailes du chevalet[modifier | modifier le wikicode]

Dans un premier temps, les ailes peuvent être dégrossies à la scie (manuelle ou scie à ruban. Veiller à laisser de la marge.

Dégrossissage des ailes

Elles sont ensuite mises à épaisseur avec un ciseau à bois :

Mise à épaisseur des ailes avec un ciseau à bois

Enfin elles sont mise en forme avec une râpe fine. Pour ce faire procéder par des geste allant du bas vers le haut ce rapprochant progressivement du centre de l'aile. Une fois fait, procéder de la même manière pour l'autre côté de l'aile. On s'assure alors d'avoir un arrondi régulier et symétrique. Laisser intoucheé une arrête bien nette et bien régulière d'une épaisseur variant de 0.5 à 1mm selon vos préférences.

Arrondissement des ailes avec une râpe fine.

Les abords du cordier et du sillet sont terminés avec une lime munie d'un chant non abrasif.

Les côtés du cordier et de la rainure du sillet sont rectifiés avec une lime

Mise en forme finale[modifier | modifier le wikicode]

Enfin, les blocs de chaque côté du sillet sont mis en forme au ciseau :

Mise en forme des blocs de chaque côté du sillet.

L'extrémité des ailes est terminée en utilisant par exemple un guide d'affutage et une surface bien plane munie de papiers abrasifs de grains de plus en plus fins :

finition de l'extrémité des ailes

On obtient très rapidement et très facilement un résultat ressemblant à cela :

extrémité des ailes terminées

Voici quelques photos du chevalet sous différents angles :

Une vue du chevalet
Une vue du chevalet
Une vue du chevalet

Renfort du cordier[modifier | modifier le wikicode]

Avec le temps, les cordes ont tendance à abîmer les angles du cordier. En général, on ajoute soit un placage en os sur ce dernier soit on y incruste une "baguette" en os de chaque côté.

Dans les deux cas, il faut réduire le cordier à la hauteur voulue (l'affleureuse ou le rabot à main peuvent être utilisés). L'important est de garder une surface bien plane. Pesez votre chevalet au préalable afin de savoir si son poids mérite d'être allégé. Un chevalet de guitare classique pèse généralement entre 20 et 25 grammes, mais ces valeurs ne sont données qu'à titre indicatif. En général le cordier a une hauteur par rapport à la table d'harmonie de 8 à 10mm. Il peut être horizontal ou légèrement oblique vers l'avant.

incrustation de deux baguettes en os[modifier | modifier le wikicode]

Les défonces pour accueillir les baguettes peuvent être faites de la même manière que les rainures réalisées précédemment, c'est à dire en se servant d'une affleureuse montée sur guide parallèle et du support spécialement dédié à cette tâche (voir plus haut).

Une vue du chevalet avec les défonces de chaque côté du cordier réalisées

Les baguettes présentées ici font 2mm * 2mm mais vous pouvez bien sur les faire plus fines selon vos préférences.

Les deux baguettes peuvent être découpées dans un sillet en os brut. La boîte à onglet spécialisée pour le découpage des rainures des frettes est particulièrement efficace ici aussi. Pour cela, vous pouvez coller le sillet, bien d'équerre avec du ruban adhésif double-face sur une planche bien droite insérée dans la boîte à onglet et découper l'os avec une scie fine.

decoupe des baguettes dans la bôite à onglet LMI
decoupe des baguettes dans la bôite à onglet LMI

La première baguette est collée en utlisant du ruban adhésif :

collage de la première incrustation

La seconde est collée en utilisant de petites pinces de serrage :

collage de la seconde incrustation

Enfin, les baguettes sont arasées avec le cordier, leurs angles sont légèrement adoucis. Les bords du cordier doivent être bien nets. Une fois les baguettes à longueur, un ciseau à bois peut être utilisé pour parfaire la surface des "parois" verticales de chaque du cordier où des marques apparaissent souvent, avant d'y appliquer quelques derniers coups de lime.

La face supérieure du cordier peut être ensuite rabotée pour amener les baguettes à fleur. En dernier lieu, un racloir peut être utilisé pour parfaire l'état de surface.

Voici une vue du résultat :

vue du chevalet avant application de la finition

vernissage[modifier | modifier le wikicode]

Avant collage (pour plus de facilité), le chevalet doit être vernis. En effet cette pièce comporte beaucoup de bois de bout qui absorbe facilement l'humidité. Certains préfèrent une finition mate qui soit en accord avec la touche de la guitare.

Si cela n'est pas déjà fait, poncez le chevalet finement en allant jusqu'au grain 400.

Si vous souhaitez une finition mate, l'huile danoise ("Danish oil") est une bonne solution. Commencez par appliquer une fine couche de gomme-laque au pinceau (des pinceaux adaptés peuvent se trouver sur internet sur les sites spécialisés comme Dictum).

Égrenez le lendemain avec de la laine d'acier et appliquer une couche d'huile danoise avec du coton à mécher. Essuyez le surplus d'huile avec un chiffon propre en coton, dans le sens du bois, pour enlever toute trace. Le lendemain, renouvelez la même opération. Renouvelez encore le lendemain avec une troisième couche selon le résultat attendu.

Une fois la dernière couche sèche, poncez à la laine d'acier pour donner l'aspect mat voulu à la finition.

Le chevalet est terminé.

Liens utiles[modifier | modifier le wikicode]

Voici une vidéo intéressante qui détaille sa fabrication :

fabrication d'un chevalet de guitare classique