Collage

Les techniques et astuces à connaître pour un collage durable et solide (ébauche à compléter et corriger)

Selon les parties à coller, si des contraintes fortes entrent en jeu (collage du fond sur la caisse par exemple), il faut surveiller l'hygrométrie ambiante avant de procéder au collage : le bois bouge beaucoup en fonction de l'humidité ou de la sècheresse de l'air, attention particulièrement à un air trop sec, notamment en hiver. Pour les pièces subissant des contraintes, ne collez que si l'hygrométrie est comprise entre 45 et 55%.

Dans tous les cas, il faut disposer d'une colle de bonne qualité, pas trop vieille. En lutherie, la colle souvent employée est la colle de marque Titebond (R). L'enjeu est de mettre ni trop ni pas assez de colle. Trop de colle a en effet tendance à faire glisser l'une contre l'autre les pièces à coller, à faire des bavures disgracieuses. Pas assez ne permet pas une solidité suffisante. Sachez qu'au départ, on a toujours tendance à mettre trop de colle en voulant trop bien faire.

Pour un meilleur résultat, afin d'avoir une meilleure adhérence, on pourra lorsque c'est possible "rayer" légèrement les faces à coller avec du papier abrasif à grain relativement gros (P80 par exemple).

Un bon collage, c'est aussi presser les pièces efficacement (de manière uniforme sur toute la surface), fermement (mais pas trop non plus), et sur une durée suffisamment longue : soyez donc patient et n'hésitez pas à laisser passer une nuit entière pour être tout à fait serein.

Vous l'aurez compris, c'est une question de mesure, de bon dosage à trouver.

Attention également à utiliser une feuille plastique de protection sur laquelle la colle ne prend pas pour éviter que vos pièces ne se retrouvent collées sur votre établi !