Aujourd’hui, j’ai enfin pu prendre un peu de temps pour faire un essai concernant la réalisation des blocs fermant la caisse de la harpe.
Le jig réalisé dans l’article précédent s’est révélé très utile ! Je suis vraiment satisfait du résultat et de la facilité avec laquelle j’y suis parvenu.
Je dois dire que sans l’aide du lapidaire que le papa noël m’a gentiment apporté, je ne sais pas comment j’aurais fait, c’est vraiment une machine très précise et hyper efficace, et qui me servira sans doute dans bien d’autres situations !
J’ai commencé par faire trois « piges » avec les trois angles différents : avec le fond, avec les pans inclinés, et enfin avec les éclisses.

De même pour les deux autres pièces :



Et voici les trois gabarits. Ils me permettront de pré-régler rapidement l’angle de la table de la machine, et surtout de limiter le risque d’erreur et d’avoir la valeur exacte de l’angle toujours à portée de main.

Une fois cela fait, j’ai tracé la pièce sur du contreplaqué en prenant un peu de marge par rapport au plan et en la faisant volontairement plus longue que sur le plan (c’est à dire, dépasser par rapport au plan de la face interne de la table d’harmonie).
Par touches successives sur la machine, je suis très rapidement arrivé à un résultat très satisfaisant.

Et voici la pièce en situation.

Une fois satisfait du résultat, j’ai réalisé la pièce réelle dans du frêne. La pièce en contreplaqué m’a servi à faire les tracés plus rapidement.


Il restera peut être quelques ajustements minimes mais d’ores et déjà, en contrôlant les jours avec une jauge d’épaisseur de mécanicien, ils font moins de 0.4mm.
La difficulté est d’arriver à un angle parfait de sorte que le chant de la pièce soit en contact avec le noyer de la caisse sur toute sa largeur (ou du moins qu’il subsiste partout un jour le plus minime possible).
Pour ajuster au mieux, j’ai procéder comme suis :
- J’ai commencé par les côtés, puis les pans inclinés et le fond ensuite.
- Une fois proche du résultat, j’ai marqué au crayon les zones en contact pour les grignoter par petites touches au lapidaire.
- J’ai poursuivi enfin avec une jauge d’épaisseur de mécanicien pour corriger très légèrement l’angle jusqu’à ce que le résultat soit satisfaisant. De la même manière, j’ai marqué au crayon sur le chant de la pièces les zones en contact pour enlever un peu de matière.
Le « Jig » support, s’est donc révélé efficace pour repositionner les blocs à volonté rapidement pour ajustement:

Pour la base interne, j’ai finalement opté pour du contreplaqué de bouleau, deux épaisseurs de 15mm que j’ai collées ensemble. Il s’agit d’un contreplaqué d’excellente qualité : 100% bouleau, 13 plis pour 15mm d’épaisseur, collage WBP.

Pour le collage, j’ai utilisé des plaques au dessus et au dessous couvrant toute la surface afin que la pression des serre-joint soit répartie le plus efficacement possible. J’ai fait attention bien étaler la colle de manière uniforme et fine sur l’une des deux surfaces.
Pour le tracé, j’ai fait attention à prendre en compte les différents angles et à couper en laissant une marge suffisante.


Pour la mise en forme, j’ai commencé par l’angle formé avec les éclisses. Il est inversé par rapport aux autres. Il faudra tourner la pièce pour faire les autres.

Et voici la pièce terminée :




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