Une fois le bloc de bois comprenant le manche et la tête mis aux cotes (20mm * 75mm * 620mm) à l’aide d’une dégauchisseuse et d’une raboteuse (voir le document qui est consacré à cette étape), on pouvait enfin commencer à faire un peu de lutherie.
Première étape : séparation de la tête du manche
Mesurer 120mm à partir de l’extrémité choisie, et tracer un trait à 13,5° (l’angle peut varier selon le luthier), qui correspondra à l’angle formé entre la tête et le manche. Nous avons utilisé pour ça l’équerre "spéciale" préconnisée par Robert BOUCHET dans son cahier d’atelier :
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Ensuite, nous avions peur de tout foirer à l’étape suivante qui consiste donc à découper selon le trait à la scie à dos ou à la scie japonaise.
Finalement, ça s’est plutôt bien passé. Il faut prendre le temps de vérifier régulièrement que la scie suit bien le trait de chaque côté. On a pas utilisé la scie japonaise pour la découpe complète parce qu’on voulait tout découper en une fois (pas besoin de retourner la pièce ce qui augmente forcément le risque d’erreurs). On a donc utilisé une grande scie à onglet (avec une hauteur suffisante pour tout faire en une passe).

Deuxième étape : affleurage du joint
Une fois les deux pièces découpées, on les a empilées pour que les deux coupes soient sur le même plan.
On a protégé l’établi en dessous avec une fine planche de contreplaqué et on a dressé la face ainsi formée au rabot.
Une fois que ça semblait correct, on a affiné avec une cale à poncer munie de papier de verre fin. Il faut qu’il ne subsite aucun jour.

3ème étape : collage
C’est finalement cette étape qui nous a donné le plus de fil à retordre. La planche grise située au dessous n’était pas suffisamment rigide pour supporter toutes les contraintes du collage.
Attention, lors du serrage, les deux blocs on tendance à glisser l’un contre l’autre à cause de la colle (on en avait d’ailleurs mis beaucoup trop).




